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Vous avez une Pension Libre Complémentaire pour Indépendants (PLCI) et souhaitez aller plus loin dans votre épargne ? Vous pouvez tout à fait la cumuler avec d’autres contrats d’assurance vie. La seule différence réside dans l’ordre de souscription recommandé en fonction de votre titre d’indépendant.
Voici l’ordre conseillé de souscription de contrats d’épargne pension pour les indépendants :
Les indépendants en société sont des indépendants travaillant par exemple en tant qu’administrateurs ou gérants d’une SARL (société à responsabilité limitée) ou SA (société anonyme).
L’ordre de souscription conseillé est le suivant :
Une PLCI ;
L’Engagement Individuel de Pension (EIP) : il permet d’augmenter vos versements annuels pour votre pension, et de placer votre cotisation en Branche 23 si cette option vous intéresse. Cet article vous explique en quoi cela consiste.
L’Épargne Pension (EP) : premier moyen d’épargne pour les salariés, l’EP vous est également accessible si vous travaillez en société.
L’Épargne Long Terme (ELT) : l’ELT est un autre contrat d’assurance vie permettant d’épargner en bénéficiant d’avantages fiscaux.
Les indépendants en personne physique exercent une activité professionnelle de manière indépendante sans être lié par un contrat de travail à un employeur.
Il est recommandé de choisir après une PLCI :
L’Épargne Pension ;
L’Épargne Long Terme ;
La Convention de Pension pour Travailleur Indépendant (CPTI) : il s’agit de l’épargne pension conçue pour les indépendants en personne physique. Les primes sont déductibles à 30 % et depuis janvier 2026, la taxe de 4,4 % sur les primes CPTI a été supprimée.
Si vous exercez une profession de santé (médecin, dentiste, pharmacien, kinésithérapeute, logopède, infirmier indépendant ou sage-femme), vous pouvez bénéficier du statut social INAMI si vous respectez les critères d'activité et de conventionnement spécifiques à votre profession .
En respectant les tarifs officiels, vous recevez un avantage social sous la forme d'une cotisation INAMI . Celle-ci est versée directement par l'INAMI sur un contrat de pension dédié, vous permettant de constituer un capital retraite et de bénéficier d'une couverture d’incapacité de travail sans débours personnel .
Ce mécanisme ne remplace pas votre PLCI personnelle : la cotisation INAMI s'y cumule parfaitement pour renforcer votre protection . Les montants et critères d'attribution (volume d'actes, temps de travail ou conventionnement partiel) variant selon chaque métier, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur le contrat INAMI pour en vérifier les modalités précises.
La règle des 80 % est un principe fiscal qui fixe la limite maximale des avantages fiscaux accordés à votre retraite. Elle stipule que la somme de votre pension légale (1er pilier) et de vos pensions complémentaires professionnelles (2e pilier), exprimées sous forme de rente annuelle, ne peut pas dépasser 80 % de votre revenu de référence brut avant la retraite.
Le montant servant de base au calcul dépend de votre statut professionnel :
Dirigeant d’entreprise : Le calcul se base sur votre dernière rémunération annuelle brute normale, versée de manière régulière et mensuelle par votre société.
Indépendant en personne physique : Le revenu de référence correspond à la moyenne de vos revenus professionnels imposables des trois dernières années.
Produits inclus : Tous les régimes du 2e pilier entrent dans ce calcul cumulatif (EIP, CPTI, PLCI, assurance de groupe).
Produits exclus : L’épargne-pension et l’épargne à long terme (3e pilier) sont exclues de la règle des 80 % et conservent leurs plafonds fiscaux propres.
Précision importante sur la PLCI : Conformément aux recommandations de la FSMA, la règle des 80 % ne détermine pas le plafond de cotisation propre de la PLCI, ce dernier étant fixé par la loi à un pourcentage légal.
Exemple à titre illustratif : Si votre revenu de référence est de 50 000 € brut par an, la rente totale issue du 1er et du 2e pilier ne pourra pas dépasser 40 000 € par an (80 % de 50 000 €). Si votre pension légale estimée s'élève à 20 000 €/an, vos contrats du 2e pilier pourront vous constituer un capital équivalant à une rente maximale de 20 000 €/an
La règle convertit une rente théorique en un capital maximal au moment de votre retraite . Ce calcul dépend de facteurs précis :
Votre profil : âge, durée de carrière (passée et future) et situation familiale.
Vos réserves existantes : la valeur projetée de vos contrats déjà ouverts consomme une partie du plafond
Bien que le cumul d’une PLCI avec un EIP ou une CPTI soit souvent recommandé aux indépendants, cette stratégie n’est pas toujours optimale.
L’EIP et la CPTI sont soumis à la règle des 80 %. Si votre rémunération est faible, la marge fiscale disponible après votre PLCI peut être limitée, voire inexistante. Dans ce cas, il est préférable de privilégier la PLCI et l’épargne-pension privée.
Multiplier les contrats entraîne davantage de frais de gestion, de dossier et d’entrée. Pour de petits montants, ces coûts peuvent réduire sensiblement le rendement net de votre épargne.
La capacité de versement dans un EIP dépend notamment de votre rémunération. Si vos revenus fluctuent fortement, vous devrez régulièrement recalculer la règle des 80 % afin d’éviter de dépasser les limites fiscales. Une PLCI stable peut alors être plus simple à gérer.
Si vous envisagez prochainement de passer en société, ouvrir une CPTI peut être peu pertinent puisqu’elle s’adresse aux personnes physiques. Il peut être préférable de privilégier d’abord la PLCI, puis de mettre en place un EIP une fois votre société constituée.
Sa situation : Marc est gérant de sa SRL et se verse un salaire brut de 45 000 €/an.
La PLCI en priorité : Marc verse d'abord 4 000 €/an sur sa PLCI. C'est le contrat le plus avantageux, car il diminue à la fois ses impôts et ses cotisations sociales.
L'EIP payé par la société : Pour épargner davantage, sa société souscrit un EIP et verse 3 500 €/an (100 % déductibles des bénéfices de l'entreprise).
Le montant maximal injectable dans l'EIP dépend de la règle des 80 %: il est calculé sur mesure en fonction de sa rémunération, de sa pension légale estimée et de sa PLCI existante. Indépendant en personne physique
Sa situation : Sophie exerce en nom propre (sans société) avec un bénéfice annuel de 40 000 €.
PLCI puis CPTI (2e pilier) : Sophie commence par remplir sa PLCI à hauteur de 3 200 €/an. Pour aller plus loin, elle souscrit une CPTI et y ajoute 1 800 €/an (offrant 30 % de réduction d'impôt). Comme pour un EIP, le montant de la CPTI respecte la limite de la règle des 80 %.
Le 3e pilier en plus : En parallèle, Sophie peut souscrire une Épargne-pension (1 050 €/an) et une Épargne Long Terme (jusqu'à 2 450 €/an).
Les contrats du 3e pilier s'examinent séparément car ils ne sont pas soumis à la règle des 80 % : ils s'ajoutent à 100 % à ses déductions professionnelles.
Sa situation : Thomas, kinésithérapeute, respecte les tarifs officiels de sa profession médicale.
L'avantage INAMI : En tant que professionnel conventionné, l'INAMI lui verse directement 3 000 €/an sur un contrat d'assurance vie dédié.
L'effort personnel : En plus, Thomas choisit d'ouvrir sa propre PLCI privée et d'y verser 2 500 €/an de sa propre trésorerie pour maximiser son économie d'impôt.
L'éligibilité à la prime INAMI dépend de votre profession (médecin, dentiste, kiné, infirmier, etc.) et du respect des conditions de conventionnement.
Date de publication : 11/08/2026

Tanguy a participé à la création de Yago en 2015, il dirige aujourd'hui les équipes produit et after sales. Tanguy est courtier agréé par la FSMA, il suit chaque année plus de 20 heures de formations agréées par la FSMA ; il est également coach et formateur de nos équipes. Enfin, il est régulièrement invité sur des podcasts et émissions télé pour vulgariser l'assurance.