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Comment maximiser vos remboursements de soins de santé avec l’INAMI ?

  • Tout comprendre sur les soins remboursés avec l'INAMI
  • Votre courtier Yago est là pour vous expliquer les démarches nécessaires
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de nos clients recommandent Yago en 2025

Temps de lecture : 3 à 5 minutes

Vous êtes médecin, pharmacien-biologiste ou un autre dispensateur de soins conventionné et vous exercez en tant qu'indépendant ? L'assurance obligatoire soins de santé gérée par l'INAMI ne se limite pas au remboursement de vos patients : elle prévoit aussi, pour les praticiens conventionnés, des interventions financières spécifiques (comme le statut social) destinées à soutenir votre pratique et à contribuer à votre protection sociale (assurance revenu garanti, pension complémentaire).

Dans cet article, nous nous adressons donc aux professionnels de santé indépendants conventionnés : nous détaillons les démarches concrètes à effectuer via le portail ProSanté pour sécuriser ces avantages, respecter les délais de conventionnement, et éviter de passer à côté de sommes auxquelles vous avez droit.

Comprendre le système de remboursement de l'INAMI

Qu'est ce que l'INAMI ?

L’institut National d’Assurance Maladie-Invalidité (INAMI) est l’organisme belge chargé de gérer les assurances sociales, notamment l’assurance maladie-invalidité. Créé pour garantir l’accès aux soins de santé à tous les citoyens belges, l’INAMI assure la gestion des remboursements des frais médicaux et des indemnités pour incapacité de travail. Son rôle est crucial pour veiller à ce que chaque citoyen puisse bénéficier de soins de santé adéquats sans subir une charge financière excessive. Le contrat INAMI est quant à lui une assurance propre aux professions indépendantes avec de nombreux avantages et est réservé aux dispensateurs de soin conventionnés (partiellement ou totalement) qui ont obtenu leur numéro INAMI.

Il est important de noter que l'INAMI ne vous permet pas d'avoir un plan d'épargne pension complet. Nous vous conseillons fortement d'opter également pour une PLCI (Pension Complémentaire Libre pour les Indépendants), il a en effet une différence entre le contrat INAMI et la PLCI. (Et si vous vous êtes lancé en société ou que vous l'envisagez, vous pourrez alors ajouter un EIP (Engagement Individuel de Pension)).

Fonctionnement du système de remboursement

Le système de remboursement de l’INAMI fonctionne selon un principe de mutualisation des risques et des coûts : les assurés sociaux cotisent à un régime de sécurité sociale, et en échange, ils bénéficient de remboursements pour divers soins de santé.

Lorsqu’un assuré consulte un prestataire de soins, il paye généralement une partie des frais directement et soumet ensuite une demande de remboursement à sa mutuelle, qui collabore avec l’INAMI pour traiter la demande. Le montant remboursé dépend évidemment de la nature des soins et des barèmes établis par l’INAMI.

Type de soins et niveaux de remboursement

L’INAMI couvre une large gamme de soins de santé, y compris :

  • Les consultations médicales
  • Les hospitalisations
  • Les médicaments prescrits
  • Les soins dentaires
  • Les soins paramédicaux (kinésithérapie, etc.)

Attention : il n'existe pas de taux de remboursement fixe et universel. Chaque type de soin est associé à un taux de remboursement spécifique. Le montant remboursé dépend du code de nomenclature attaché à chaque prestation : la différence entre le tarif officiel de l'honoraire et le remboursement de la mutualité constitue la quote-part personnelle du patient (ou "ticket modérateur"), qui varie selon plusieurs critères :

  • Le fait que le praticien soit conventionné, partiellement conventionné ou non conventionné ;
  • Le fait que le patient bénéficie ou non de l'intervention majorée, qui réduit sa quote-part personnelle ;
  • L'existence d'un dossier médical global (DMG) chez le généraliste, qui diminue encore le ticket modérateur (jusqu'à 4€ de réduction supplémentaire pour un patient standard, jusqu'à 1€ pour un bénéficiaire de l'intervention majorée) ;
  • L'âge du patient et son statut : depuis 2025, les enfants et jeunes adultes en situation financière précaire bénéficiant de l'intervention majorée ne paient aucun ticket modérateur, y compris chez un spécialiste.

Pour connaître le montant exact applicable à une prestation donnée, l'INAMI met à disposition l'outil Nomensoft, qui permet, à partir du code de nomenclature figurant sur l'attestation de soins, de consulter l'honoraire officiel et le montant précis du remboursement.

5 démarches pour maximiser vos remboursements INAMI

Que vous soyez médecin généraliste, spécialiste ou tout autre professionnel de santé indépendant, plusieurs leviers concrets permettent d'optimiser vos honoraires et vos remboursements INAMI. Voici 5 démarches concrètes :

1. Choisir (ou revoir) votre statut de conventionnement

Le statut de conventionnement conditionne l'accès à plusieurs avantages financiers INAMI. Un médecin non conventionné peut se conventionner à tout moment, y compris en cours d'année, via le portail ProSanté. Attention toutefois : pour bénéficier pleinement du statut social (voir démarche 5), l'adhésion à l'accord médico-mutualiste doit couvrir l'année entière, sauf l'année d'obtention de votre numéro INAMI . Un professionnel non conventionné peut donc, sous conditions, revenir dans le système conventionné et récupérer l'accès au contrat INAMI.

2. Appliquer correctement le régime du tiers payant

Le tiers payant simplifie la trésorerie de votre patientèle et devient obligatoire dans certains cas : patients bénéficiaires de l'intervention majorée (BIM) en consultation, et téléconsultations vidéo/téléphone depuis le 1er août 2022. Bien l'appliquer, c'est aussi accélérer vos paiements : en facturant électroniquement via MyCareNet, la mutualité vous paie sous 2 semaines, contre 2 mois en facturation papier ou sur support magnétique. Facturer électroniquement est d'ailleurs devenu obligatoire pour les médecins et dentistes depuis le 1er septembre 2025.

3. Vérifier systématiquement l'affiliation et l'assurabilité de vos patients

Avant de facturer une prestation, contrôlez l'assurabilité du patient (affiliation à une mutualité, droits ouverts, statut BIM) via le service de consultation MyCareNet. Cette vérification vous garantit un engagement de paiement de la mutualité et évite les refus de remboursement ou les factures impayées, notamment en tiers payant.

4. Respecter scrupuleusement les délais de facturation et de déclaration

Toute prestation facturée à une mutualité, en tiers payant comme hors tiers payant, doit l'être dans les temps pour ouvrir droit au remboursement. Une facturation électronique rapide via MyCareNet garantit un paiement sous 2 semaines, contre 2 mois en procédure papier. Côté conventionnement, les échéances sont également strictes : par exemple, un médecin souhaitant se déconventionner pour la 2e année d'un accord médico-mutualiste doit le déclarer via ProSanté avant une date fixée par l'INAMI (le 15 décembre pour l'accord 2024-2025) . Respecter ces délais administratifs conditionne le maintien de vos droits et avantages.

5. Activer les forfaits et primes INAMI auxquels vous avez droit

Au-delà des honoraires classiques, l'INAMI propose plusieurs interventions financières complémentaires pour les médecins conventionnés :

  • Le statut social : si vous êtes conventionné et remplissez un seuil d'activité minimal sur l'année, l'INAMI verse une cotisation annuelle soit directement à votre compagnie d'assurance ou organisme de pension (contrat garantissant un revenu de remplacement en cas d'invalidité et/ou une pension complémentaire) via l'« avantage social », soit sur votre compte en banque après votre pension légale via l'« avantage de convention ». C'est ce mécanisme qui répond directement au besoin de « produits complémentaires » pour optimiser vos revenus : le contrat d'assurance-pension doit simplement être souscrit et renseigné dans ProSanté au plus tard le 31 décembre de l'année concernée.
  • La prime de pratique intégrée, pour soutenir l'usage des services e-Health en médecine générale.
  • Impulseo et le New Deal, mécanismes de financement forfaitaire par patient (capitation) pour encourager l'installation et l'organisation des cabinets de médecine générale.

Pensez à vérifier régulièrement vos données et contrats dans ProSanté, l'outil central pour gérer votre statut d'adhésion, votre statut social et vos données professionnelles.

Profitez de l'expertise de Yago, courtier à vos côtés

Comment Yago vous aide concrètement à sécuriser votre statut social

Le statut social versé par l'INAMI comprend deux volets : l'avantage social, versé directement à la compagnie d'assurance ou à l'organisme de pension avec lequel vous avez souscrit un contrat garantissant un revenu de remplacement en cas d'invalidité et/ou un contrat de pension, et l'avantage de convention, versé après la prise de la pension légale si vous restez actif.

Deux conditions administratives strictes conditionnent le versement de l'avantage social :

  • votre contrat d'assurance revenu garanti et/ou de pension doit être conclu au plus tard le 31 décembre de l'année concernée ;
  • votre statut d'adhésion à l'accord national médico-mutualiste doit être à jour dans ProSanté, et un seuil d'activité minimal doit être atteint sur l'année entière.

Concrètement, Yago vérifie avec vous, avant l'échéance du 31 décembre :

  • que vous disposez bien d'un contrat éligible (assurance revenu garanti ou pension) répondant aux critères de l'INAMI ;
  • que ce contrat est correctement lié à votre dossier dans ProSanté, pour que le versement de la prime ne soit pas bloqué ou perdu ;
  • que votre statut de conventionnement est à jour, en particulier si vous envisagez de changer de statut avant l'échéance du 15 décembre.

Notre rôle n'est pas de nous substituer à l'INAMI, mais de nous assurer qu'aucune de ces conditions administratives ne vous fasse perdre le bénéfice d'un avantage auquel vous avez droit.


Vérifiez avant le 31 décembre que votre contrat INAMI est bien enregistré dans ProSanté ! Effectuez un devis sur notre plateforme en ligne, un expert Yago vous contactera au plus vite !

Date de mise à jour : 03/08/2026

Questions fréquentes sur le remboursement des soins avec l'INAMI

Non, le tiers payant n'est pas obligatoire dans la majorité des cas : le médecin choisit librement de l'appliquer ou non. Il ne devient obligatoire que dans deux situations : pour les patients bénéficiant de l'intervention majorée (BIM) en consultation, et pour toute téléconsultation (vidéo ou téléphone), depuis le 1er août 2022.

Auteur de l'article

Tanguy Bocquet
Agréé FSMA
Co-fondateur & co-CEO

Tanguy a participé à la création de Yago en 2015, il dirige aujourd'hui les équipes produit et after sales. Tanguy est courtier agréé par la FSMA, il suit chaque année plus de 20 heures de formations agréées par la FSMA ; il est également coach et formateur de nos équipes. Enfin, il est régulièrement invité sur des podcasts et émissions télé pour vulgariser l'assurance.

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